jeudi 28 mai 2015

La bibliothèque de l'Espace Maurice Carême (Bruxelles) : compte-rendu de la visite




© http://emca.be/

Ce 26 mai 2015, j’ai  eu l’occasion de rencontrer Johnny Collin afin de lui poser quelques questions sur la place du numérique dans les bibliothèques publiques mais aussi sur son insertion au sein de l’espace Maurice Carême.
La Bibliothèque de l’Espace Maurice Carême est située à Anderlecht. Elle fait partie du réseau des bibliothèques bruxelloises.  Elle comporte une section jeunesse, une section adulte et organise régulièrement des activités avec des classes de primaires et maternelles, crèches, etc. Depuis un an, elle a fait l'acquisition de tablettes pour son public. C'est cet aspect numérique  qui sera abordé dans l’article qui suit.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Le numérique se fait doucement une place à la bibliothèque de l’Espace Maurice Carême. Les lecteurs désireux de consulter internet ont accès à cinq ordinateurs et quatre tablettes. Ces nouvelles technologies rencontrent un franc succès parmi les lecteurs de la bibliothèque, que ce soit à des fins de divertissement ou de travail.
C’est essentiellement par souci de modernité que les tablettes ont été introduites à la bibliothèque. En effet, par ce biais, la bibliothèque multiplie les outils et les services qu’elle offre au public. Par exemple, depuis l’introduction des tablettes, la bibliothèque offre, suivant la demande,  des formations à ses lecteurs pour apprendre à utiliser les tablettes. Ces formations sont assurées par les bibliothécaires eux-mêmes.
On pourrait dès lors s’interroger sur l’évolution du métier du bibliothécaire. Pour Johnny Collin, bibliothécaire, cette évolution est évidente : « le bibliothécaire doit maîtriser les nouvelles technologies qu’il met à disposition du public, pour pouvoir répondre aux questions, aider et guider les personnes qui en ont besoin ».
La bibliothèque ne néglige pas l’idée de faire de nouvelles acquisitions numériques pour les années à venir (d’autres tablettes, des liseuses, etc.). Elle continuera donc sur sa lancée sur la voie du numérique…
Localisation de l’institution : 1-7, rue du Chapelain 1070 Bruxelles
Heures d’ouverture : le mardi, jeudi et vendredi de 14h à18h, le mercredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 16h
Site internet : http://emca.be/  
Personne de contact : Johnny Colin johnnycolin86@gmail.com


Nous vous invitons à visiter leur site pour de plus amples informations: 





Le Labo Cité : compte-rendu de la visite



Nous avons été accueillis par Mr. Dufaux, responsable du Labo Cité. Celui-ci nous a donné un retour sur le déroulement de l'exposition ainsi qu'une explication sur le choix de celle-ci. Son discours tendait à nous expliquer la place du numérique actuellement, dans les centres de documentation et dans les bibliothèques ; mais aussi à la place qu'il peut encore prendre dans ceux-ci et la problématique que cela peut poser par rapport aux lois du pays accueillant les institutions.

Le Labo Cité, une exposition qui vous parle du numérique

Le Labo Cité a été conçu comme un espace où se déroule un ensemble d'activités temporaires pendant la fermeture de la bibliothèque (pour cause de rénovation), le Labo Cité est parti d'un constat : la nécessité d'intégrer le numérique aux services proposés par les bibliothèques. Le « numérique » au sens large comprend autant les aspects navigation sur internet, que jeux-vidéos, liseuses et livres électroniques ou encore créations digitales en bibliothèques.

Toutefois, le numérique ne peut être implémenté n'importe comment en bibliothèque. Vu la rénovation de la bibliothèque lors de son déroulement, le Labo Cité a été envisagé comme un espace « à part » de la bibliothèque bien que présent dans celle-ci, créant d'ailleurs certaines frustrations chez des usagers souhaitant juste accéder aux services habituels de la bibliothèque. Cet espace « à part », sans doute, perpétue l'idée que le numérique est « sans lien » avec ce que la bibliothèque propose principalement : des livres. La BNF a mis en place un premier « Labo du numérique », sur lequel ce Labo Cité s'est notamment basé, mais qui fût un échec pour les mêmes raisons : la mise à l'écart du numérique.

Il apparaît que, plutôt que d'opter pour une approche qui met en confrontation le numérique et les livres, il serait intéressant de mettre en exergue leur complémentarité. Le numérique ne doit pas être vu comme un ennemi du livre mais comme une autre possibilité de médiation en bibliothèque, un prolongement des services déjà offerts par la bibliothèque. Pour cela, le numérique (liseuses, jeux-vidéos, etc.) doit figurer parmi les livres. Cela s'approche de la notion de « bibliothèque 3ème lieu » telle qu'on en parle aujourd'hui. De la médiation cross et transmedia, jusqu'ici peu explorée en bibliothèque, peut également être amenée à se développer dans un tel contexte.

D'après monsieur Dufaux, l'ouverture du Labo-Cité a suscité une autre difficulté qui n'avait pas été prévue. Comme le Labo Cité est conçu comme un lieu expérimental qui ouvre les portes au numérique en bibliothèque, l'accès à Internet fait partie intégrante du projet. Il semble que cela ait suscité la venue d'un public assez défavorisé et fait « fuir » le public habituel. On peut supposer qu'un autre aménagement, avec un accès à Internet en dehors de l'espace vraiment dédié au Labo-Cité, aurait peut-être pu pallier ce problème. C'est en tout cas une chose dont il faut tenir compte lors de l'implémentation du numérique en bibliothèque.


De ce que nous avons compris, le Labo Cité n'a pas été la réussite escomptée, cela étant dû principalement aux deux raisons expliquées plus tôt. Il s'agit là toutefois d'une piste de réflexion pour de futurs projets similaires.  

mercredi 27 mai 2015

Le centre iconographique : compte-rendu de la visite



Le centre d'iconographie genevoise a récemment changé de nom au profit de "Centre iconographique" car aujourd'hui leur fonds n'illustre plus uniquement la ville de Genève.
Nous avons été accueillis par M. Nicolas Schaetti, le responsable du centre, qui a procédé à une présentation de l'institution en abordant plusieurs aspects, entre autres ses enjeux, ses fonds, et sa politique d'acquisition.
Nous avons également pu découvrir la bibliothèque, la photothèque, le dépôt et un atelier de conservation préventive d’un fonds de négatifs photographiques du fonds Boissonas.


La conservation des documents iconographiques

Le Centre iconographique héberge des fonds variés , parmi lesquels des images, des photographies ainsi que des estampes. Selon les supports, il y a plusieurs conditions de conservation. Les daguerréotypes (photos gravées dans des plaques de verre ou de cuivre), par exemple, demandent principalement de surveiller le degré de luminosité.

Les négatifs photographiques sont traités grâce à une méthode particulière qui consiste à dépoussiérer lesdits négatif (à l'aide d'une brosse en poils de chèvre), à les envelopper dans du papier non-acide et à y reporter le numéro d'inventaire ainsi que des informations complémentaires. Il est intéressant de noter que les négatifs sont composés d'acétate de cellulose ainsi que de nitrate de cellulose, qui sont des composés extrêmement dangereux car instables.

Dans la photothèque, certaines photographies étaient collées sur des cartons acides, ce qui endommageait considérablement les photos. Héritages de l'ancien classement, leur but était autrefois de documenter les lieux et d'en conserver le patrimoine. A l'époque, les rénovations réalisées en ville causèrent la disparition de nombreux bâtiments. Cela entraîna une prise de conscience générale de la part des habitants.
À ce jour, ces documents sont empilés dans des caisses qui ne sont pas pratiques à déplacer ni à consulter. De plus, cette méthode, nocive aux photographies, en détériore la qualité.

Au sein du centre, les conditions de conservation ne sont pas optimales notamment à cause de la température : en effet, la loi les empêche d'enclencher la climatisation dans les locaux.

Nous avons de fait vu, lors du cours d'archivistique et du stage qui a suivi, que la théorie ne suit pas toujours la pratique à cause des contraintes liées au budget et au temps disponible du personnel, ce qui les obligent à s'adapter.  

Silence dans la bib, ça tourne... action!



Aujourd’hui, nous vous parlerons série. Mais pas n’importe laquelle, nous vous proposons de découvrir une série suisse dont le décor principal  fut inspiré par une bibliothèque en Lausanne. A l’origine de ce projet, nous retrouvons un duo lausannois : Stéphanie Chuat et Véronique Raymond
©MARIUS AFFOLTER
Les deux amies qui travaillent ensemble depuis de nombreuses années dans le monde du théâtre et du cinéma, se sont lancées pour la première fois dans l’écriture d’une série : « A livre ouvert », coproduite par la RTS et Point Prod. Celle-ci, composée de six épisodes d’une cinquantaine de minutes en Suisse et de deux épisodes de  nonante minutes en France, est sortie en DVD fin 2014 par Seven Plus Editions


Origine :

Après avoir réalisé leur dernier film « La petite chambre » sur le thème de la vieillesse, Stéphanie et Véronique avaient envie de changer de registre et de se diriger plus vers une comédie. Elles ont donc répondu à un concours organisé par la RTS. Parmi les 24 dossiers, c’est le leur qui a été retenu. Celui-ci a nécessité quatre ans de travail dont trois mois dans une bibliothèque reconstituée : la bibliothèque municipale Chauderon. Pour récompenser leur travail, le projet a reçu en  2015 le prix SWISSPERFORM du meilleur téléfilm Suisse.

Synopsis :
 « Après des années passées à servir les clients d’une bibliothèque de quartier, Michèle Favrod accède enfin à la direction de l’établissement. Débordante d’enthousiasme, elle succède à Edouard Balser, un dandy plus intéressé par sa carrière d’écrivain raté que par l’administration d’une bibliothèque. Ainsi, Michèle hérite d’un lieu vétuste au lectorat en perte de vitesse, auquel s’ajoute un audit qui révèle l’acquisition illicite de livres rares… Accusée de tous les maux, la nouvelle directrice affronte courageusement la tempête. A ses côtés, Steve, altermondialiste geek et poly-allergique, Christiane, amoureuse à la fois de romans noirs et de son ancien patron, Bruno, nouveau concierge énigmatique ainsi que Cynthia, étudiante instable et accessoirement fille de Michèle. Pour compléter le tableau, Rüdi, lapin sauvé d’un laboratoire d’expérimentation animale… Au fil des épisodes, cette fausse famille chaotique et attachante va s’allier face à l’adversité. Parviendra-t-elle à éviter le naufrage et sauver sa maison, sa matrice, la bibliothèque? » Source : Seven Plus Edition.


Parmi les acteurs romands et français du casting, on retrouve notamment dans le rôle de la directrice, l’actrice française Isabelle Gélinas connue pour avoir joué dans la série « Fais pas ci, fais pas ça » mais aussi Véronique Raymond elle-même dans la peau de Christiane, employée au guichet de la bibliothèque. Pour voir le casting au complet et une courte biographie de chaque acteur, vous pouvez cliquer sur l’image-ci-dessous : 

©Seven Plus Editions


Si cet article a titillé votre curiosité, nous vous invitons à parcourir le site web de nos deux réalisatrices comprenant une biographie détaillée pour chacune d’entre-elles, leur parcours en tant qu’actrices et réalisatrices, les projets à venir mais aussi des informations plus détaillées sur la série «  A livre ouvert ». Bonne lecture !


Sources : 

CARRUPT, Michelle. « A livre ouvert, une série TV à voir absolument » [en ligne]. CMIC Blog : share what you know, learn what you don’t. [Consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web : <http://www.cmic.ch/2014/08/28/livre-ouvert-une-serie-tv-a-voir-absolument/>
CHUAT, Stéphanie ; REYMOND, Véronique. «  Stéphanie Chuat Véronique Reymond » [en ligne]. [Consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web : < http://www.chuat-reymond.com/>
DUFOUR, Nicolas. «  « A livre ouvert », un joli feuilleté romand » [en ligne]. Le temps. Publié le 30 août 2014 [consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web :< http://www.letemps.ch/Page/Uuid/97b1231e-2f7e-11e4-9b2f-a894516ff6c9/A_Livre_ouvert_un_joli_feuillet%C3%A9_romand>
KOTTELAT, Philippe. «  Une série télé tournée en Lausanne » [en ligne].LausanneCités : plus vite, plus beau, plus efficace. Publié le 13 août 2014 [consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web :< http://www.lausannecites.ch/et-aussi/en-parle/une-serie-tele-tournee-lausanne>
LIETTI, Anna. « Défis en série pour deux superfilles » [en ligne]. L’hebdo. Publié le 21 août 2014 [consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web :< http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/d%C3%A9fis-en-s%C3%A9rie-pour-deux-superfilles>
PELLATON,Arianne. « Pourquoi faites-vous une série TV ? » [en ligne].Coop Coopération. Publié le 1e septembre 2014 [consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web : < http://www.cooperation.ch/Veronique+Reymond>
RTS. «  A livre ouvert en tournage : une série réalisée par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond » [en ligne]. RTS : Radio Télévision Suisse. [Consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web :< http://www.rtsentreprise.ch/communique_de_presse/a-livre-ouvert-en-tournage-une-serie-realisee-par-stephanie-chuat-et-veronique-reymond/>
STEINER, Eric. « Du rififi à la bibliothèque » [en ligne]. La liberté : quotidien romand  édité à Fribourg. Publié le 30 août 2014 [consulté le 18 mai 2015]. Disponible sur le Web :< http://www.laliberte.ch/news/chroniques/tv/du-rififi-a-la-bibliotheque-254540#.VVyHM_ntlBc>

mardi 26 mai 2015

La ludothèque Sécheron






©   E. Bayart / Ville de Genève


La ludothèque Sécheron, située dans le quartier du même nom, est un espace chaleureux où les parents et leurs enfants sont accueillis quatre fois par semaine. L’équipe qui anime également la ludothèque des Pâquis,  met à la disposition du public, des jeux, des déguisements mais aussi un vaste choix de jeux géants en bois.
Son objectif est de faire partager des moments de
convivialité entre petits et grands, de leur faire découvrir de nouveaux jeux…

Le but de notre visite ? 

Découvrir l’univers d’une ludothèque, son fonctionnement, s’informer sur les facettes du métier de ludothécaire,  sur l’aspect bibliothéconomique  et en apprendre d’avantage sur l’Association Genevoise des Ludothèques.  

Parmi les activités prévues:

- Présentation de l'Association Genevoise des Ludothèques par la présidente Anaï Ledermann
- Visite de la ludothèque par le responsable Monsieur David Abbet, questions et jeux.

Quand ?

La visite se déroulera le mercredi 27 mai de 09h00 à 12h00.



Localisation de l’institution : 7, avenue Blanc CH-1202 Genève
Heures d’ouverture : le mardi de 16h à 18h, le mercredi de 14h à 18h, le jeudi de 9h à 11h30 et le samedi de 14h à 18h
Personne de contact : Anaï Ledermann
                                   +41(0) 79 325 66 18
                                    info@genevejoue.ch


                                                                         
                                                                         
Nous vous proposons de parcourir le site de la ville de Genève qui présente ses 12 ludothèques mais aussi le site de L’Association Genevoise des Ludothèques :



dimanche 24 mai 2015

La bibliothèque musicale de Genève






© http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Biblioth%C3%A8que_de_Gen%C3%A8ve,_fa%C3%A7ade_Nord-Ouest_%28c%C3%B4t%C3%A9_Jura%29.jpg

La bibliothèque musicale de Genève est un des départements de la bibliothèque nationale suisse.
Leurs fonctions principales sont  la conservation du patrimoine qu’elle possède,  la valorisation de leur fonds de documents musicaux et de la musique genevoise.
Son fonds est constitué de partitions musicales, un fonds réduit d’ouvrages documentaires, et un fonds ancien (documents antérieurs à 1900 d’affiches)
Elle participe au catalogue collectif RERO, lequel utilise des règles de classification extrêmement spécifiques en matière d’indexation des partitions


Le but de notre visite?

Parmi les activités prévues:

Pour les activités prévues sur place, nous savons déjà qu'une exposition intitulée ''Partitions et méthodes sont à votre disposition'', est actuellement en cours. Elle se centre autour de l'apprentissage et le perfectionnement de la musique.
La visite se basera notamment sur une réflexion autour de l'art-thérapie.

Quand ?

La visite se déroulera le mardi 26 mai.


Localisation de l’institution : Maison des arts du Grütli 16, rue du Général-Dufour CH-1204 Genève
Heures d’ouverture : le mardi de 15h à 19h ; le mercredi de 14h à 18h et le jeudi et vendredi de 13h à 17 h
Personne de contact : Tulia Guibentif
                                    +41(0) 22 418 3580
                                   bmus@ville-ge.ch


Nous vous invitons à venir consulter le site internet de la bibliothèque musicale mais aussi de  faire un petit  tour dans son blog «  La partoche » réalisé par les bibliothécaires :

samedi 23 mai 2015

Les différents hymnes nationaux Suisse

Depuis janvier 2014, un projet bien spécial se passe en Suisse. En effet, les Suisses n'étant pas satisfaits par leur hymne, un événement pour le moins rare a été mit au pied.

Le peuple a l'occasion de décidé quelle sera la chanson qui représentera leur pays dans le futur.
Avec plus de 200 contributions, on peut dire que cette idée porte son succès.

Mais concrètement comment se déroule ce fameaux « concours ».

A partir des 200 contributions, un jury composé de musiciens, de journalistes et d'associations sportives à été formé. Mais des conditions gérait la sélection de ce fameux jury. La mélodie devait ressembler à celle de l'hymne actuelle et devait être traduisible dans les quatre langues du pays. Mais elle devait aussi représenter « les valeurs » de la constitution suisse de 1999.

Du 30 mars au 15 mai 2015, les Suisse on eut l'occasion de voter lors de la première phase du « concours » organisé pour élire leur nouvel hymne nationale. Cette première phase organisée sur le site : https://www.chymne.ch/fr permet de choisir parmi 6 contributions, la chanson que l'on préférait.

Encore maintenant nous pouvons écouter ces contributions dans les 4 langues représentants le pays. Le français, l'allemand, l'italien et le romanche.



Bien que les votes soient clos, une deuxième phase permettra de voter parmi les 3 chansons sélectionnées auparavant, à partir du 8 juin jusqu'au 6 septembre.

Celui-ci se clôturera en directe à la télévision en direct le 12 septembre. Lors de cette soirée télévisée, les citoyens pourrons voter par sms. A la fin de celle-ci, les votes retirés sur internet et reçus par sms seront comptabiliser pour connaître l'hymne gagnante.

Mais pourquoi les Suisse votent-ils pour une nouvelle hymne ?



"Ô Monts indépendants" est l’ancien hymne national Suisse. Le texte à d'abord été écrit en allemand en 1811 puis traduit en français en 1857.


Mais la musique ressemblant à « God Save the Queen », l'hymne nationale du Royaume-Uni, les Suisse ont eut le désir de changer d'hymne officielle. C'est ainsi qu'arriva le Cantique Suisse en 1841.

Depuis cette date il fut fréquemment chanté lors d'événements patriotiques où les chœurs d'hommes de tout le pays l'ajoutent à leur répertoire avec des traductions en Suisse Romande et au Tessin.

Le Conseil fédéral refusa cependant plusieurs fois de l'adopter comme hymne officiel, voulant laisser le peuple décider quelle chanson il désirait car le chant patriotique Ô Monts indépendants était déjà utilisé pour les cérémonies politiques ou militaires.

Le fait que l'hymne Suisse Ô Monts indépendants sur la mélodie de God Save the Queen, ressemble à l'hymne Britannique créa des situations embarrassantes lorsque les hymnes nationaux britannique et suisse étaient joués en même temps. Le cantique suisse purement helvétique remplaça alors provisoirement, en 1961, l'hymne Ô Monts indépendants.

Après une période d'essai de trois ans avec un statut provisoire prolongé en 1965, le cantique suisse obtient le rang d'hymne national  pour une période illimitée.

Le statut provisoire n'est supprimé que dix ans plus tard sans toutefois exclure la possibilité d'un changement ultérieur.

Un concours eut lieu en 1979 afin de chercher un successeur au cantique suisse. En dépit des nombreuses propositions, aucune des compositions en question ne rallie autant de voix que le cantique Suisse. Celui-ci obtint finalement son statut définitif le 1er avril 1981, le Conseil fédéral constatant qu'il s'agissait là d'un chant purement suisse, digne et solennel.


Voici le deuxième hymne officiel de la Suisse "Sur nos monts, quand le soleil"  par Charles Chatelanat (1833-1907).


Sources :