Le
centre de documentation et de recherche des musées est rattaché à
la Bibliothèque Ulysse Capitaine aussi appelée BUC et est gérée
par cette dernière. On appelle la bibliothèque Ulysse Capitaine
ainsi car leur fonds est une donation de Mr Ulysse Capitaine. Le CDR
est spécialisé dans le patrimoine Liégeois, plus exactement dans la
littérature et certains arts.
Depuis
deux ans le CDR possède la base de données FLORA, qui a remplacé
le logiciel Socrate. Les documents (14000) sont classés par formats
puis par ordre d’arrivée. Il y a très peu de grands formats à la
CDR mais si besoin est, on peut faire des recherches principalement
pour des expositions. Des recherches plus approfondies se feront à
Grivegnée là où sont entreposés les 2/3 de la collection
(journaux, …).
Dans
la description de chaque document, on pourra reprendre une lettre qui
renverra à une sorte de format bien précis tel que :
B :
0 => 14
C :
14.1 => 20
D :
20.1 => 28
E :
28.1 => 40
F :
40.1 => …
Sachant
bien sûr que les formats C et E sont les plus consultés.
Le
CDR numérise seulement les petits documents pas trop fournis et
participe aussi à des expositions ou des remises de prix, telles que:
Exposition
14-18
Prix
littéraire Marcel Thiry
Le
prix Dacos
Le
jardin des délices de Remacle Leloup
Localisation de l’institution: 118, Féronstrée - 4000 Liège Heures d'ouverture: Du lundi au vendredi de 14h à 17h Site Internet : Pas de site Internet
Le Centre de Documentation et de Recherche des musées ne possédant pas son propre site Internet, vous pouvez cependant retrouver des informations sur celui-ci sur le site de la ville de Liège.
Le
Tourbillon est une ludothèque liégeoise adaptée pour les
handicapés mentaux et/ou physiques. Elle fait en sorte d’être
accessible et de donner toutes les informations nécessaires aux
usagers. Elle emploie deux personnes et ses responsables sont
volontaires.
Le
budget est entretenu par :
Lion’s
Club Ourthe et Amblève
Ville
de Liège
Province
de Liège
L’Opération
solidarité Cap 48
Région
Wallonne
Communauté
française de Belgique
Fondation
Roi Baudouin
Donateurs
privés
Les
usagers peuvent aller sur place ou demander aux ludothécaires de se
déplacer pour une présentation de jeux (ludothèque itinérante).
Le
classement:
Le
classement des jeux (1194 dont des dons et des achats) ne se fait pas
par rapport à l’âge mais par rapport aux capacités des enfants.
En effet, les jeux sont divisés dans différentes parties de la
ludothèque. Ils sont ensuite rangés selon le classement d’ESAR,
avec seulement la facette A.
Le
point fort du Tourbillon est l’aspect humain et la communication
entre les employés et les prêteurs.
Ses point faibles sont par contre la façon de gérer les jeux, la gestion
se faisant toujours par des fiches et non par une base de données (même si il y a espoir d’en faire une), ainsi que l’entrée de
la ludothèque qui est difficile à trouver à cause des travaux et
d’un fléchage pas assez développé.
Localisation de l’institution: Rue des Beaux-Arts, 4 - 4000
Liège (Sclessin) Siège social: rue des
Noisetiers, 1/4122 Plainevaux (Rem. :A cause des travaux, l’entrée
de la ludothèque est assez difficile à trouver)
Pour en savoir plus sur la ludothèque ''Le Tourbillon'', c'est par ici ! Nous vous invitons également à lire l'article sur la ludothèque de Sécheron située en Suisse ainsi que le compte-rendu de la visite.
La bibliothèque
des Chiroux a été créée en 1921. Dans celle-ci, nous pouvons retrouver diverses
sections :
Bibliothèque
pour enfants (rez de chaussée)
Espace jeunes
(rez de chaussée)
Section de
consultation (1er étage)
Section de prêt
aux adultes (dont une médiathèque) (1er étage)
Elle met aussi à
disposition des utilisateurs des ordinateurs ainsi que des
« auto-prêts » (emprunter des livres par soi-même grâce à des
machines).
Elle permet
aussi le prêt de documents numériques pour les liseuses électroniques :
Bibliovox
Lirtuel
Numilog
Et donc des
bases de données et des revues en lignes (qui sont reprises dans un document PDF sur le site) sont disponibles . Il y a aussi une conservation partagée des périodiques faite par la
Fédération Walonnie-Bruxelles.
Cette dernière a
mis au point avec la collaboration de la CESEP (= Centre Socialiste
d’Education Permanente) l’Outil Biblio : construction d’un plan de
développement de la lecture local.
Sur le site
internet, nous pouvons aussi retrouver des informations sur les plans de
classement et les index de la section de prêt adultes ainsi que la section de
consultation.
Les Chiroux
offre :
Animations
Expositions
Conférences
Formations
Visites guidées
La bibliothèque
collabore aussi avec le CDR et la bibliothèque « La lumière ».
Localisation de l’institution : 15, rue des Croisiers 4000
Liège
Site internet : http://www.provincedeliege.be/fr/node/903
Nous vous invitons à parcourir
le site internet de l’institution ainsi que de lire le compte-rendu sur le Labo Cité , une expérience sur le numérique réalisée par la bibliothèque municipale La Cité située en Suisse :
La bibliothèque
sonore et braille de l’asbl « La lumière » a été créée à Liège en
1919 et emploie 3 bibliothécaires ainsi
que 3 techniciens. Leur premier objectif est de répondre aux attentes des
utilisateurs. Pour se faire ils possèdent environ 23565 livres sonores et 891
livres en braille. Ils engagent aussi des lecteurs pour élargir le fonds
sonore, ainsi il y a plus de 61 volontaires qui lisent dans 3 cabines
d’enregistrements.
La bibliothèque
utilise le logiciel Socrate pour gérer tout le fonds. Un fond divisé par
section :
·Romans – policiers – suspense –
espionnage
·Théâtre – poésie
·Histoire – biographies
·Jeunesse
·Géographie – voyage
·Philosophie – spiritualité
·Documents
·Sciences naturelles – santé – psychologie
Les utilisateurs
peuvent aussi faire des demandes bien spécifiques auprès des bibliothécaires. L’inscription
est gratuite et pour ceux qui ne peuvent pas venir chercher des livres, les bibliothécaires
envoient leurs commandes par la poste.
Tous les
documents sont multipliés par deux et la bibliothèque commence à numériser le
fonds sonore après avoir testé le projet.
La bibliothèque
est reconnue par la Fédération Wallonie – Bruxelles. Le 1er janvier 2014, « La
lumière » a été reçue comme organisation de type 2 et de ce fait en
juillet, elle a reçu un supplément budgétaire. Malheureusement celui-ci a été
réduit de 19% par la ministre de l’éducation.
Les usagers sont
surtout âgés à cause de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), le
taux de jeunes est assez bas même si grâce au plan quinquennal, la bibliothèque
doit plus s’impliquer dans des animations (« c’est écrit près de chez
nous ») qui amènent de plus en plus la nouvelle génération.
Grâce aux autres
services fournis par l’organisation, c’est-à-dire des aides/soutien aux
personnes malvoyantes ou aveugles, la bibliothèque peut mieux comprendre les besoins
de tous.
L’asbl espère
aussi créer prochainement une médiathèque.
Les points forts
de cette bibliothèque sont l’engagement des employés dans l’organisation dans laquelle
ils travaillent ainsi que les différentes propositions faites aux usagers. Le
fait que tout soit gratuit permet une possibilité d’accès à la culture et ce
pour tous. Les conditions pour arriver sont faites pour que chacun puissent
accéder facilement à la bibliothèque. Le point négatif est, je dirai, le fait
de ne pas avoir une base de données commune pour toutes les bibliothèques
spécialisées et le manque d’espace proposé pour la « lecture » d’un
livre.
Localisation de l’institution : 17, rue Sainte-Véronique 4000
Liège
Heures d’ouverture : du lundi au
vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h00 à 16h30 (12h30 le vendredi) ou par la
poste ( envoi et réexpédition gratuits)
Nous vous invitons à parcourir le site internet ainsi que le
compte Facebook de l’institution mais aussi à lire l’article sur la
Bibliothèque Sonore Romande située en Suisse ainsi que le compte-rendu de l’agent
Marie sur la bibliothèque de l’Office National des Aveugles située à Bruxelles :
Fondée à l'origine pour être là
bibliothèque du Grand Théâtre de Genève, la bibliothèque
musicale est l'une des quatre institutions associées à la
Bibliothèque de Genève. Sa fonction a progressivement évolué, et
elle a aujourd'hui pour but de collecter de la musique imprimée afin d'élargir ses collections et les rendre accessibles au public. Elle
compte désormais 30'000 partitions, une bibliothèque
documentaire relativement réduite, ainsi qu'un fonds ancien comprenant
certaines pièces de valeur historique.
La politique d'acquisition
L'une des thématiques abordées durant
notre visite qui nous a particulièrement interpellés fut la politique
d'acquisition. Elle s'effectue suivant plusieurs axes :
- acquisition systématique d’œuvres
en fonction de certaines thématiques (musique classique, etc...)
- système de suggestions, qui permet de
prendre en compte les propositions des usagers.
- ouvrages de référence concernant la
musique (méthodes, dictionnaires musicaux, etc...) sans aller plus
loin que cela.
- les dons et fonds hérités.
Un autre point intéressant que nous
aimerions détailler est la façon dont ils mettent par écrit les
priorités de la politique d'acquisition. Cette méthodologie est
nommée "conspectus", elle permet de visualiser facilement
les domaines privilégiés, par le biais d'une hiérarchisation.
Ce système fonctionne par
l'attribution d'une note pour chaque domaine. Cette note se situe sur
une échelle de 0 à 4, en fonction de l'importance estimée de ce
domaine pour la bibliothèque : 0 étant un domaine jugé sans
intérêt et 4 un domaine dans lequel la bibliothèque vise
l'excellence.
Cet outil nous semble efficace pour
déterminer les ouvrages qui seront acquis ou non.
Nous vous proposons de découvrir plus en détails la politique d'acquisition sur le site de la bibliothèque en cliquant sur l'image :
Le
Centre de Documentation en Santé (CDS) existe depuis 1997 et fut
créé à la base pour les patients et leurs familles qui désiraient en savoir plus sur les maladies qui les atteignaient
eux ou leurs proches. Nous avons été accueillis par Séverine
Cattin, responsable de l’accueil et du prêt de la bibliothèque du
CMU.
Le
CDS est l’un des trois secteurs de la bibliothèque du Centre
Médical Universitaire (CMU), avec l’institut d’Ethique,
Histoire, humanités (IEH2). Il s'agit d'un espace d’information et
de ressources documentaires principalement francophone, destiné à
un public large à la recherche d’informations et de conseils dans
le domaine de la santé. Le CDS propose également tous types de
documents (livres, périodiques, multimédias, …), adaptés à
toutes catégories de personnages recouvrant l’ensemble des thèmes
liés à la santé : la prévention des maladies, l’entretien
de la santé, l’information sur les problèmes de la santé, les
droits des patients, l’accompagnement de proches malades, la vie au
quotidien avec un une maladie, un handicap et la recherche
d’associations de malades.
Les
brochures et dossiers thématiques
Deux
bibliothécaires travaillent à mi-temps au CDS. Leurs fonctions
sont, entre autres, l’élaboration de brochures et de dossiers
thématiques. Les thématiques susdites sont choisies en fonction de
l’actualité médicale, ou des événements en lien avec la santé
ou encore en fonction de la demande du public, le but étant de
relayer l’information via d’autres moyens de communication.
Le
contenu de ces brochures est réalisé par les deux bibliothécaires
en charge du CDS, avec la collaboration d’un comité consultatif
composé d’infirmiers, de médecins et de chercheurs, qui valident
l’information finale.
Ces
brochures sont très bien réalisées au niveau de la présentation
et de l’esthétique, toutes au format « carré », pour
inciter le public à les prendre et à les feuilleter. Ces brochures
servent également à mettre en valeur les collections de la
bibliothèque. Au niveau du contenu, l’information, vulgarisée,
reste de qualité afin d’être comprise par tous. Nous vous proposons de découvrir une de ces brochures en cliquant sur l'image qui suit :
Le Comité International de la
Croix-Rouge (CICR), fondé en 1863 par Henri Dunant, est une
organisation internationale qui s'implique dans l'aide et le droit
humanitaire.
On doit beaucoup à Henri Dunant : il a crée le
CICR mais aussi la Fédération Internationale de la Croix-Rouge
(FICR) et est l'origine de la Convention de Genève (1949).
Le
CICR organise un nombre important de missions dans le monde entier,
allant de l'assistance médicale jusqu'à l'aide à la reconstruction
des bâtiments après des conflits armés, en passant par la
sensibilisation des militaires au droit international humanitaire et
par la vérification des conditions d'incarcération des détenus. Le
centre de documentation et le centre d'archives, qui sont les deux
services qui nous intéressaient pour la visite, font partie d'une
unité du CICR composée également d'une photothèque et d'un
service de documents audio-visuels.
L'outil "Conspectus" :
Nous avons décidé de nous attarder
sur l'outil bibliothéconomique « Conspectus », car il
n'a pas du tout été abordé en classe. Conspectus est un outil
d'aide à la politique documentaire.
Le but de Conspectus est d'aider
à gérer le budget des acquisitions du centre en fonction de la
spécialisation des domaines. Normalement, il y a six niveaux
d'importance, mais le CICR n'en utilise que quatre car il ne leur est
pas nécessaire d'utiliser les six. Le niveau un est le niveau le
moins important dans lequel le centre de documentation investira le
moins de budget. Il s'agit des ouvrages sur la philosophie, la
psychologie, la culture, etc. À l'inverse, le niveau quatre est le
plus important et aura donc le plus de budget. Les niveaux deux et
trois couvrent respectivement les ouvrages de références
spécialisés et des ouvrages sur des thèmes directement liés à
leurs préoccupations (détention, protection des population, etc.).
Ce niveau couvre les domaines du droit international humanitaire et
l'institution du CICR en tant que telle.
Nous regrettons cependant que la
bibliothécaire ne se soit pas plus étendue sur le sujet.
Ci-dessous, on vous présente la vidéo qui nous a été montrée lors de notre visite au centre :
L’ONA
est une ASBL belge créée dans les années 20 qui agit pour l’autonomie et la
participation à la vie sociale des
personnes déficientes visuelles. Elle propose des services et des activités
adaptés et réalise un travail de sensibilisation sur les problématiques du
handicap visuel. Parmi ses nombreux services, on retrouve notamment une bibliothèque, un centre de
documentation mais aussi une ludothèque. Nous nous concentrerons dans cet
article sur la bibliothèque visitée par notre agent Marie mais avant, nous vous
proposons la vidéo de sensibilisation de L’ONA ainsi qu’une autre axée sur
l’adaptation des jeux.
La
bibliothèque de l’ONA est une bibliothèque qui met des livres à disposition des
personnes malvoyantes et non-voyantes.
J’ai
été accueillie par Monique Clette et
ses deux collègues, Laetitia et Linda,
pour procéder à une présentation de la bibliothèque, du traitement de leurs
documents ainsi que leurs particularités.
La
bibliothèque possède environ 5100 ouvrages (2600 livres en braille et 2500 en grands caractères). En plus de cela, on peut
y retrouver 5400 livres audio (Daisy ou mp3). Elle possède aussi une petite collection de livres tactiles/braille,
destinés principalement aux enfants.
Les
documents sont regroupés en fonction de leur type (braille, grands caractères,
audio). Dans chaque groupe, les livres sont classés par numéro d’acquisition.
Ce numéro est indiqué sur la tranche du livre en braille mais aussi en écriture manuscrite.
Ce
plan de classement a été adopté pour faciliter le travail des bibliothécaires.
En effet, les livres en braille sont très volumineux et il serait donc
impossible de les déplacer à chaque nouvelle acquisition, comme on le ferait dans une bibliothèque dite « classique ».
De plus, pour Linda, bibliothécaire malvoyante, c’est le système le plus facile
pour retrouver rapidement un ouvrage.
Le
logiciel utilisé est Bibliodata, à partir duquel tout est géré (prêts,
lecteurs, catalogue, …). Pour pouvoir l’utiliser, Linda utilise une sortie
audio et une plage tactile braille, ce qui permet de lire ce qui s’affiche sur
l’ordinateur.
De
nombreuses choses ont été mises en place pour faciliter le prêt des livres. Par
exemple, la majorité des prêts se fait par la poste, après que le lecteur a fait sa demande via le mail ou le téléphone. Le catalogue consiste en un
fichier Word qui reprend tous les titres des ouvrages
avec un résumé pour chacun.
Des
animations sont également organisées à la bibliothèque. Par exemple, des heures
du conte, une « mise en oreille » (lecture d’une partie d’un livre
pour le faire connaître), un club de lecture, etc.
Pour
finir, la bibliothèque a deux projets : le premier est de mettre en place
un catalogue commun avec les deux autres bibliothèques francophones pour
aveugles et malvoyants et le second est de mettre à la disposition du public, un catalogue informatisé dans la bibliothèque.
Localisation de l’institution : 34 bte 1, Boulevard de la
Woluwe 1200 Woluwe-Saint-Lambert
Heures d’ouverture: du lundi au jeudi de 9h à 12h et de 13h à 16h30, le vendredi de
9h à12h et de 13h à 15h
Site internet : http://ona.be/que-faisons-nous/bibliotheque/
Personne de
contact :
Monique Clette
Nous vous invitons aussi à
consulter le site internet, la chaîne Youtube et la page Facebook de
l’ONA ainsi que de jeter un coup
d’œil sur notre article concernant la
Bibliothèque Sonore Romande, située en Suisse :
Ce
jeudi 28 mai, Claire Chantrenne, bibliothécaire au sein de la
bibliothèque du Musée des Instruments de Musique m’a accueillie
afin de me présenter la bibliothèque.
Quelques mots sur l'institution:
La
bibliothèque du musée des instruments de musique (mim) a vu le jour
en 1877, en même temps que le musée. Elle dispose d’une grande
collection d’ouvrages en plusieurs langues, de partitions et de
matériel audiovisuel. La bibliothèque est ouverte aux étudiants,
aux musicologues, aux musiciens et toute personne intéressée.
Il
s'agit d'une bibliothèque très spécialisée qui rassemble une
collection d’environ 45 000 ouvrages sur les instruments de
musique, dont un fond important sur la musique jazz en Belgique. Elle
possède aussi quelques partitions, mais pas très nombreuses, car ce
n’est pas l’objet de la bibliothèque.
Elle
est surtout destinée à un usage interne, c’est-à-dire au
personnel de la bibliothèque, qui peut y retrouver des informations
sur les instruments de musique que comporte le musée, aux
restaurateurs d’instruments de musique, aux musicologues, aux
chercheurs, mais elle est aussi ouverte au grand public.
Quel système de classement pour une bibliothèque musicale?
La
bibliothèque utilise un système de classement particulier pour ses
livres : elle possède un système interne, mais utilise aussi
la CDU et le classement du RILM (Répertoire International de
Littérature Musicale). Cela lui permet de préciser les sujets des
ouvrages, qui ne peuvent être décrits
par la CDU, si le sujet est trop précis, par exemple.
(Leurs ouvrages
sont consultables par le public via le site
http://www.bib.belgium.be/
qui regroupe les catalogues d’autres bibliothèques fédérales.)
C'est un classement assez traditionnel, par sujet, qui reprend l’indice CDU de l’ouvrage, les 4 premières
lettres du nom de l’auteur, et la date de parution du livre. Le
logiciel utilisé est Vubis-Smart, qui reprend la norme Unimarc,
utilisée dans de nombreuses bibliothèques.
Faut-il être musicien pour devenir bibliothécaire musical?
Selon
Claire Chantrenne, bien que la bibliothèque soit très spécialisée,
avec des ouvrages parfois très pointus, il n’est pas nécessaire
d’avoir une connaissance de la musique et des instruments de
musique pour être bibliothécaire dans cette institution. Cela peut
être un avantage, mais on peut également enrichir ses connaissances
en travaillant sur le tas.
Le
but de cette visite ?
Découvrir les particularités du traitement de la musique imprimée (normes
utilisées), du
numérique et montrer comment les bibliothèques peuvent vivre à
l’heure du numérique.
Quelle
activité y était prévue?
Une
interview de l'organisateur
Localisation
de l’institution: Montagne
de la Cour 2, 1000 Bruxelles
Heures
d’ouverture : du mardi au vendredi (9h30-12h30 ;
14h-16h30)
L’unité numérique de la KRB a vu le
jour il y a trois ans. Monsieur Frédéric Lemmers m’a accueillie
pour procéder à une présentation de l’unité numérique, ses
projets et son fonctionnement. J’ai également pu découvrir le
matériel utilisé pour numériser les différents types de
documents.
Présentation de l’institution :
L’unité
numérique de la KBR possède différente missions telle que la
préservation des documents, l’enrichissement des connaissances, la
mise en valeur de ses collections et du patrimoine belge et un accès
répandu de celles-ci via son catalogue.
Les documents numérisés ou
photographiés sont divers. On y retrouve des manuscrits, des
photographies,des cartes,des journaux,des monnaies et médailles,
des estampes, des gravures, des dessins, etc.
Le procédé de numérisation se fait
grâce à des scanners très performants. J’ai eu l'occasion d'en découvrir trois d'entre eux :
l’un qui permet la numérisation et la photographie des documents,
l’autre qui permet la numérisation des documents de plus grands
formats (A3 par exemple) et le dernier qui servait à numériser les
microfilms.
L’unité de numérisation a participé
à plusieurs projets depuis sa création. En voici quelques-uns :
Europeana Collections 1914-1918,
qui regroupe de 400 000 documents sur la guerre 14-18, grâce à la
participation de plusieurs bibliothèques européennes,
Europeana Newspapers, qui regroupe
une collection de journaux de la grande presse européenne,
Europeana Regia, qui réunit une
collection de manuscrits du Moyen-Age et de la Renaissance. Pour ce
projet, la KBR a numérisé 30 manuscrits carolingiens,
Europeana Fashion, qui
s’intéresse à l’histoire de la mode et du costume,
Sur le plan fédéral, Digit 03
qui est un plan de développement de la numérisation et de
l’échange des données au sein du gouvernement belge
La KBR travaille en collaboration avec
plusieurs institutions : les musées, les archives, les
bibliothèques universitaires belges et les bibliothèques nationales
de divers pays européens.
Voici les photos des appareils permettant la numérisation :
Ce 27 mai 2015 , nous avons eu l'occasion de visiter la
Ludothèque de Sécheron où nous avons été accueillis chaleureusement par la
présidente de l'Association genevoise des ludothèques (AGL) et deux
ludothécaires. Pour commencer, nous avons pu découvrir les enjeux et missions
de l'AGL ainsi que leurs activités autour d'un café et quelques croissants
gracieusement offerts par la maison. Ensuite, nous avons pu appréhender la
ludothèque et son système de classement. Enfin, nous avons terminé la visite
par un moment de détente avec nos MFP en découvrant leurs jeux.
Aspect intéressant : les systèmes de classement:
Au sein de la trentaine de ludothèques qui constituent le
réseau genevois, les systèmes de classement varient en fonction des
appréciations des ludothécaires et des nécessites du public cible. Ils
utilisent principalement deux sortes de classement :
Tout d’abord, celui que nous connaissons tous : ESAR mais
en version simplifiée (ESAR COL) ainsi qu’un classement par âge. La ludothèque
de Sécheron utilise ce dernier, ce qui apporte plusieurs avantages et
inconvénients.
Il met l'accent sur la lisibilité, ce qui permet un choix
plus facile pour les familles, qui se sentent alors rassurées. Cependant, cela
ne met pas le contenu du jeu en valeur. De plus, les âges indiqués sur la boîte
du jeu ne correspondent pas nécessairement aux capacités intellectuelles
réelles de l'enfant. En effet, elles répondent à un but marketing de la part
des compagnies de jeux, ces derniers élargissant ainsi la fourchette d’âges cibles.
La classification ESAR COL est la plus adaptée car elle
reprend la première facette qui divise les jeux en quatre dimensions :
symboliques, de construction, d'apprentissage et de règles. Celles - ci peuvent
être divisées en plusieurs sous catégories. Ce système permet aux utilisateurs
de choisir le jeu par rapport au contenu et non en fonction de l'âge inscrit
sur la boîte.
Par exemple, pour les jeux de règles, nous retrouvons les
jeux liés aux mots, aux chiffres, à la mémorisation, etc.
Ils ont également évoqué deux autres systèmes utilisés en
dehors du réseau : le classement par "XS, S, M, L, XL" qui
attribue ces lettres selon la complexité et la durée du jeu et le
classement par pictogrammes (emoticônes).
Ce 26 mai 2015, j’ai eu l’occasion
de rencontrer Johnny Collin afin de lui poser quelques questions sur la place
du numérique dans les bibliothèques publiques mais aussi sur son insertion au
sein de l’espace Maurice Carême.
La Bibliothèque de l’Espace Maurice Carême est située à
Anderlecht. Elle fait partie du réseau des bibliothèques bruxelloises.
Elle comporte une section jeunesse, une section adulte et organise
régulièrement des activités avec des classes de primaires et maternelles,
crèches, etc. Depuis un an, elle a fait l'acquisition de tablettes pour
son public. C'est cet aspect numérique qui sera abordé dans
l’article qui suit.
Petit à petit, l’oiseau fait son nid
Le
numérique se fait doucement une place à la bibliothèque de l’Espace Maurice
Carême. Les lecteurs désireux de consulter internet ont accès à cinq
ordinateurs et quatre tablettes. Ces nouvelles technologies rencontrent un
franc succès parmi les lecteurs de la bibliothèque, que ce soit à des fins de
divertissement ou de travail.
C’est
essentiellement par souci de modernité que les tablettes ont été introduites à
la bibliothèque. En effet, par ce biais, la bibliothèque multiplie les outils
et les services qu’elle offre au public. Par exemple, depuis l’introduction des
tablettes, la bibliothèque offre, suivant la demande, des formations à ses lecteurs pour apprendre
à utiliser les tablettes. Ces formations sont assurées par les bibliothécaires
eux-mêmes.
On
pourrait dès lors s’interroger sur l’évolution du métier du bibliothécaire.
Pour Johnny Collin, bibliothécaire,
cette évolution est évidente : « le
bibliothécaire doit maîtriser les nouvelles technologies qu’il met à
disposition du public, pour pouvoir répondre aux questions, aider et guider les
personnes qui en ont besoin ».
La
bibliothèque ne néglige pas l’idée de faire de nouvelles acquisitions
numériques pour les années à venir (d’autres tablettes, des liseuses, etc.). Elle continuera donc sur sa lancée sur la voie du numérique…
Localisation de l’institution : 1-7, rue du Chapelain 1070
Bruxelles
Heures d’ouverture : le mardi, jeudi et vendredi de 14h à18h, le mercredi de
10h à 18h et le samedi de 10h à 16h
Nous avons été
accueillis par Mr. Dufaux, responsable du Labo Cité. Celui-ci nous a
donné un retour sur le déroulement de l'exposition ainsi qu'une
explication sur le choix de celle-ci. Son discours tendait à nous
expliquer la place du numérique actuellement, dans les centres de
documentation et dans les bibliothèques ; mais aussi à la
place qu'il peut encore prendre dans ceux-ci et la problématique que
cela peut poser par rapport aux lois du pays accueillant les
institutions.
Le Labo Cité, une
exposition qui vous parle du numérique
Le Labo Cité a été
conçu comme un espace où se déroule un ensemble d'activités
temporaires pendant la fermeture de la bibliothèque (pour cause de
rénovation), le Labo Cité est parti d'un constat : la
nécessité d'intégrer le numérique aux services proposés par les
bibliothèques. Le « numérique » au sens large comprend
autant les aspects navigation sur internet, que jeux-vidéos,
liseuses et livres électroniques ou encore créations digitales en
bibliothèques.
Toutefois, le numérique
ne peut être implémenté n'importe comment en bibliothèque. Vu la
rénovation de la bibliothèque lors de son déroulement, le Labo
Cité a été envisagé comme un espace « à part » de la
bibliothèque bien que présent dans celle-ci, créant d'ailleurs
certaines frustrations chez des usagers souhaitant juste accéder aux
services habituels de la bibliothèque. Cet espace « à part »,
sans doute, perpétue l'idée que le numérique est « sans
lien » avec ce que la bibliothèque propose principalement :
des livres. La BNF a mis en place un premier « Labo du
numérique », sur lequel ce Labo Cité s'est notamment basé,
mais qui fût un échec pour les mêmes raisons : la mise à
l'écart du numérique.
Il apparaît que, plutôt
que d'opter pour une approche qui met en confrontation le numérique
et les livres, il serait intéressant de mettre en exergue leur
complémentarité. Le numérique ne doit pas être vu comme un ennemi
du livre mais comme une autre possibilité de médiation en
bibliothèque, un prolongement des services déjà offerts par la
bibliothèque. Pour cela, le numérique (liseuses, jeux-vidéos,
etc.) doit figurer parmi les livres. Cela s'approche de la notion de
« bibliothèque 3ème lieu » telle qu'on en parle
aujourd'hui. De la médiation cross et transmedia, jusqu'ici peu
explorée en bibliothèque, peut également être amenée à se
développer dans un tel contexte.
D'après monsieur Dufaux,
l'ouverture du Labo-Cité a suscité une autre difficulté qui
n'avait pas été prévue. Comme le Labo Cité est conçu comme un
lieu expérimental qui ouvre les portes au numérique en
bibliothèque, l'accès à Internet fait partie intégrante du
projet. Il semble que cela ait suscité la venue d'un public assez
défavorisé et fait « fuir » le public habituel. On peut
supposer qu'un autre aménagement, avec un accès à Internet en
dehors de l'espace vraiment dédié au Labo-Cité, aurait peut-être
pu pallier ce problème. C'est en tout cas une chose dont il faut
tenir compte lors de l'implémentation du numérique en bibliothèque.
De ce que nous avons
compris, le Labo Cité n'a pas été la réussite escomptée, cela
étant dû principalement aux deux raisons expliquées plus tôt. Il
s'agit là toutefois d'une piste de réflexion pour de futurs projets
similaires.