mardi 2 juin 2015

Le centre de Documentation en santé (CDS) : compte-rendu de la visite



Le Centre de Documentation en Santé (CDS) existe depuis 1997 et fut créé à la base pour les patients et leurs familles qui désiraient en savoir plus sur les maladies qui les atteignaient eux ou leurs proches. Nous avons été accueillis par Séverine Cattin, responsable de l’accueil et du prêt de la bibliothèque du CMU.
Le CDS est l’un des trois secteurs de la bibliothèque du Centre Médical Universitaire (CMU), avec l’institut d’Ethique, Histoire, humanités (IEH2). Il s'agit d'un espace d’information et de ressources documentaires principalement francophone, destiné à un public large à la recherche d’informations et de conseils dans le domaine de la santé. Le CDS propose également tous types de documents (livres, périodiques, multimédias, …), adaptés à toutes catégories de personnages recouvrant l’ensemble des thèmes liés à la santé : la prévention des maladies, l’entretien de la santé, l’information sur les problèmes de la santé, les droits des patients, l’accompagnement de proches malades, la vie au quotidien avec un une maladie, un handicap et la recherche d’associations de malades.

Les brochures et dossiers thématiques
Deux bibliothécaires travaillent à mi-temps au CDS. Leurs fonctions sont, entre autres, l’élaboration de brochures et de dossiers thématiques. Les thématiques susdites sont choisies en fonction de l’actualité médicale, ou des événements en lien avec la santé ou encore en fonction de la demande du public, le but étant de relayer l’information via d’autres moyens de communication.
Le contenu de ces brochures est réalisé par les deux bibliothécaires en charge du CDS, avec la collaboration d’un comité consultatif composé d’infirmiers, de médecins et de chercheurs, qui valident l’information finale.

Ces brochures sont très bien réalisées au niveau de la présentation et de l’esthétique, toutes au format « carré », pour inciter le public à les prendre et à les feuilleter. Ces brochures servent également à mettre en valeur les collections de la bibliothèque. Au niveau du contenu, l’information, vulgarisée, reste de qualité afin d’être comprise par tous.

Nous vous proposons de découvrir une de ces brochures en cliquant sur l'image qui suit :



dimanche 31 mai 2015

Le CICR : compte-rendu de la visite





Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), fondé en 1863 par Henri Dunant, est une organisation internationale qui s'implique dans l'aide et le droit humanitaire.
On doit beaucoup à Henri Dunant : il a crée le CICR mais aussi la Fédération Internationale de la Croix-Rouge (FICR) et est l'origine de la Convention de Genève (1949).

Le CICR organise un nombre important de missions dans le monde entier, allant de l'assistance médicale jusqu'à l'aide à la reconstruction des bâtiments après des conflits armés, en passant par la sensibilisation des militaires au droit international humanitaire et par la vérification des conditions d'incarcération des détenus. Le centre de documentation et le centre d'archives, qui sont les deux services qui nous intéressaient pour la visite, font partie d'une unité du CICR composée également d'une photothèque et d'un service de documents audio-visuels.

L'outil "Conspectus" :

Nous avons décidé de nous attarder sur l'outil bibliothéconomique « Conspectus », car il n'a pas du tout été abordé en classe. Conspectus est un outil d'aide à la politique documentaire.

Le but de Conspectus est d'aider à gérer le budget des acquisitions du centre en fonction de la spécialisation des domaines. Normalement, il y a six niveaux d'importance, mais le CICR n'en utilise que quatre car il ne leur est pas nécessaire d'utiliser les six. Le niveau un est le niveau le moins important dans lequel le centre de documentation investira le moins de budget. Il s'agit des ouvrages sur la philosophie, la psychologie, la culture, etc. À l'inverse, le niveau quatre est le plus important et aura donc le plus de budget. Les niveaux deux et trois couvrent respectivement les ouvrages de références spécialisés et des ouvrages sur des thèmes directement liés à leurs préoccupations (détention, protection des population, etc.). Ce niveau couvre les domaines du droit international humanitaire et l'institution du CICR en tant que telle.

Nous regrettons cependant que la bibliothécaire ne se soit pas plus étendue sur le sujet.

Ci-dessous, on vous présente la vidéo qui nous a été montrée lors de notre visite au centre : 



La bibliothèque de l’Office National des Aveugles (ONA) (Bruxelles) : compte-rendu de la visite

Une petite présentation de l’ONA : 

L’ONA est une ASBL belge créée dans les années 20 qui agit pour l’autonomie et la participation à la vie sociale  des personnes déficientes visuelles. Elle propose des services et des activités adaptés et réalise un travail de sensibilisation sur les problématiques du handicap visuel. Parmi ses nombreux services, on retrouve notamment une bibliothèque, un centre de documentation mais aussi une ludothèque. Nous nous concentrerons dans cet article sur la bibliothèque visitée par notre agent Marie mais avant, nous vous proposons la vidéo de sensibilisation de L’ONA ainsi qu’une autre axée sur l’adaptation des jeux.



Compte-rendu de la visite : 

©ONA

La bibliothèque de l’ONA est une bibliothèque qui met des livres à disposition des personnes malvoyantes et non-voyantes.
J’ai été accueillie par Monique Clette et ses deux collègues, Laetitia et Linda, pour procéder à une présentation de la bibliothèque, du traitement de leurs documents ainsi que leurs particularités.
La bibliothèque possède environ 5100 ouvrages (2600 livres en braille et 2500  en grands caractères). En plus de cela, on peut y retrouver 5400 livres audio (Daisy ou mp3). Elle possède aussi  une petite collection de livres tactiles/braille, destinés principalement aux enfants. 




©ONA
Les documents sont regroupés en fonction de leur type (braille, grands caractères, audio). Dans chaque groupe, les livres sont classés par numéro d’acquisition. Ce numéro est indiqué sur la tranche du livre en braille mais aussi  en écriture manuscrite.
Ce plan de classement a été adopté pour faciliter le travail des bibliothécaires. En effet, les livres en braille sont très volumineux et il serait donc impossible de les déplacer à chaque nouvelle acquisition, comme on le ferait  dans une bibliothèque dite « classique ». De plus, pour Linda, bibliothécaire malvoyante, c’est le système le plus facile pour retrouver rapidement un ouvrage.
Le logiciel utilisé est Bibliodata, à partir duquel tout est géré (prêts, lecteurs, catalogue, …). Pour pouvoir l’utiliser, Linda utilise une sortie audio et une plage tactile braille, ce  qui permet de lire ce qui s’affiche sur l’ordinateur.
De nombreuses choses ont été mises en place pour faciliter le prêt des livres. Par exemple, la majorité des prêts se fait par la poste, après que le lecteur a fait sa demande via le mail ou le téléphone. Le catalogue consiste en un fichier Word qui reprend tous les titres des ouvrages avec un résumé pour chacun. 
Des animations sont également organisées à la bibliothèque. Par exemple, des heures du conte, une « mise en oreille » (lecture d’une partie d’un livre pour le faire connaître), un club de lecture, etc.
Pour finir, la bibliothèque a deux projets : le premier est de mettre en place un catalogue commun avec les deux autres bibliothèques francophones pour aveugles et malvoyants et le second est  de mettre à  la disposition du public,  un catalogue informatisé dans la bibliothèque.


Localisation de l’institution : 34 bte 1, Boulevard de la Woluwe  1200 Woluwe-Saint-Lambert
Heures d’ouverture : du lundi au jeudi de 9h à 12h et de 13h à 16h30, le vendredi de 9h à12h et de 13h à 15h
Site internet : http://ona.be/que-faisons-nous/bibliotheque/
Personne de contact : Monique Clette


Nous vous invitons  aussi à consulter le site internet, la chaîne Youtube et la page Facebook de l’ONA  ainsi que  de jeter un coup d’œil sur  notre article concernant la Bibliothèque Sonore Romande, située en Suisse :




La bibliothèque du Musée des instruments de musique (Bruxelles) : compte rendu de la visite



Ce jeudi 28 mai, Claire Chantrenne, bibliothécaire au sein de la bibliothèque du Musée des Instruments de Musique m’a accueillie afin de me présenter la bibliothèque.

Quelques mots sur l'institution:
La bibliothèque du musée des instruments de musique (mim) a vu le jour en 1877, en même temps que le musée. Elle dispose d’une grande collection d’ouvrages en plusieurs langues, de partitions et de matériel audiovisuel. La bibliothèque est ouverte aux étudiants, aux musicologues, aux musiciens et toute personne intéressée.

Il s'agit d'une bibliothèque très spécialisée qui rassemble une collection d’environ 45 000 ouvrages sur les instruments de musique, dont un fond important sur la musique jazz en Belgique. Elle possède aussi quelques partitions, mais pas très nombreuses, car ce n’est pas l’objet de la bibliothèque.
Elle est surtout destinée à un usage interne, c’est-à-dire au personnel de la bibliothèque, qui peut y retrouver des informations sur les instruments de musique que comporte le musée, aux restaurateurs d’instruments de musique, aux musicologues, aux chercheurs, mais elle est aussi ouverte au grand public.

Quel système de classement pour une bibliothèque musicale?
La bibliothèque utilise un système de classement particulier pour ses livres : elle possède un système interne, mais utilise aussi la CDU et le classement du RILM (Répertoire International de Littérature Musicale). Cela lui permet de préciser les sujets des ouvrages, qui ne peuvent être décrits par la CDU, si le sujet est trop précis, par exemple. 
(Leurs ouvrages sont consultables par le public via le site http://www.bib.belgium.be/ qui regroupe les catalogues d’autres bibliothèques fédérales.)
C'est un classement assez traditionnel, par sujet, qui reprend l’indice CDU de l’ouvrage, les 4 premières lettres du nom de l’auteur, et la date de parution du livre. Le logiciel utilisé est Vubis-Smart, qui reprend la norme Unimarc, utilisée dans de nombreuses bibliothèques.

Faut-il être musicien pour devenir bibliothécaire musical?
Selon Claire Chantrenne, bien que la bibliothèque soit très spécialisée, avec des ouvrages parfois très pointus, il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance de la musique et des instruments de musique pour être bibliothécaire dans cette institution. Cela peut être un avantage, mais on peut également enrichir ses connaissances en travaillant sur le tas.

Le but de cette visite ?
Découvrir les particularités du traitement de la musique imprimée (normes utilisées), du numérique et montrer comment les bibliothèques peuvent vivre à l’heure du numérique.


Quelle activité y était prévue?

Une interview de l'organisateur


Localisation de l’institution : Montagne de la Cour 2, 1000 Bruxelles
Heures d’ouverture : du mardi au vendredi (9h30-12h30 ; 14h-16h30)
Site internet : http://www.mim.be/fr/bibliotheque
Personne de contact : Claire Chantrenne,claire.chantrenne@mim.fgov.be



Si vous voulez en savoir plus sur la bibliothèque du Musée, n'hésitez pas à visiter leur site internet en cliquant ici !





Le site archéologique de la cathédrale Saint-Pierre

©http://www.switzerland-travel.ch/


Après notre visite du site archéologique de la cathédrale Saint-Pierre, un de nos camarades a bien voulu nous écrire un article rassemblant les informations acquissent lors de celle-ci. Si cela vous intéresse, nous vous invitions à le lire :


Le site archéologique de la cathédrale présente les vestiges des cathédrales qui se sont succédé au fil des siècles sur le site de l’actuelle cathédrale. 
La plus ancienne cathédrale date du IVème siècle et disparaîtra au Xème siècle au profit d’une cathédrale plus grande. Dans les vestiges de la cathédrale de l’an mille, on découvre un lieu imposant, et entre autre une vaste pièce réservée aux chanoines, qui entouraient l’évêque.
Le site présente également, à travers ses vestiges, les habitudes de vie des clercs de l’époque, leurs cellules, le traitement du blé, les lieux de cultes,…
Quelques tombes peuvent également être vues sur le site, dont entre autre celle de ce qui semble être un chef allobroge (peuple gaulois, dont le territoire était compris entre l’Isère, le Rhône et les Alpes du Nord.)

Si vous êtes amateurs de vestiges et d’Histoire, ce lieu pourra vous satisfaire et vous donnera l'opportunité de vous balader à travers l'histoire de la cathédrale et de la ville de Genève.

samedi 30 mai 2015

La Bibliothèque Sonore Romande (BSR)


«  C’est pas parce qu’on  voit pas qu’on peut pas lire ! »
«  Ecoute des livres, Chantal, écoute-les ! »



© http://www.bibliothequesonore.ch/


Présentation de la Fondation Bibliothèque Sonore Romande :

Anciennement connue sous le nom de Fondation Laurent Bernet, la bibliothèque Sonore Romande a  vu le jour  en 1976 grâce à un groupe de personnes handicapées de la vue.
Cette fondation privée lausannoise propose donc  un vaste choix de livres audio (environ 9000) , enregistrés par des bénévoles lecteurs et les met à  la disposition des personnes non-voyantes, malvoyantes ainsi que toute personne n’ayant plus la capacité de lire correctement (dyslexie, tétraplégie, troubles neurologiques…). On peut aussi y retrouver une collection de DVD audio-décrits, des enregistrements de magazines sur abonnement et des applications de téléchargement pour PC et iOS.
En 2015, une  collaboration avec la médiathèque de l’association française  Valentin Haüy est prévue afin de partager les ressources et d' augmenter ainsi le fonds disponible. 

Un café littéraire est quant à lui organisé  six fois par an afin de réunir les « auditeurs » et les « lecteurs » : le BSR Apéro.  

Les établissements analogues (Genève,  Bruxelles) :

A Genève, l'établissement analogue est la Bibliothèque Braille Romande et livre parlé (ABA/BBR). Un peu plus près, en Belgique, notre agent Marie a pu visiter quant à elle,  ce 29 mai 2015, la Bibliothèque de l'Office National des Aveugles (ONA) qui propose des livres en braille ainsi que des livres audio. Un article comprenant son compte-rendu sera  bientôt mis en ligne. 



Nous vous invitons en attendant  à parcourir le site internet,  le compte Facebook de la Bibliothèque Sonore Romande  ainsi qu'à visionner les deux "spots publicitaires" réalisés par des comédiens romands , ambassadeurs de la bibliothèque .
Et pour ceux qui sont déçus de ne pas avoir eu l'occasion de la visiter, nous vous proposons en lien un extrait de l'émission "A voir!" publiée en janvier 2015 où  la directrice Isabelle Albanèse  nous parle du fonctionnement de sa bibliothèque.












L’unité numérique de la KBR (Bibliothèque Royale de Belgique) : compte-rendu de la visite


©http://www.lesoir.be

L’unité numérique de la KRB a vu le jour il y a trois ans. Monsieur Frédéric Lemmers m’a accueillie pour procéder à une présentation de l’unité numérique, ses projets et son fonctionnement. J’ai également pu découvrir le matériel utilisé pour numériser les différents types de documents.

Présentation de l’institution  :

L’unité numérique de la KBR possède différente missions telle que la préservation des documents, l’enrichissement des connaissances, la mise en valeur de ses collections et du patrimoine belge et un accès répandu de celles-ci via son catalogue.
Les documents numérisés ou photographiés sont divers. On y retrouve des manuscrits, des photographies,des cartes,des journaux,des monnaies et médailles, des estampes, des gravures, des dessins, etc.
Le procédé de numérisation se fait grâce à des scanners très performants. J’ai eu l'occasion d'en découvrir trois d'entre eux : l’un qui permet la numérisation et la photographie des documents, l’autre qui permet la numérisation des documents de plus grands formats (A3 par exemple) et le dernier qui servait à numériser les microfilms.
 
L’unité de numérisation a participé à plusieurs projets depuis sa création. En voici quelques-uns :
  • Europeana Collections 1914-1918, qui regroupe de 400 000 documents sur la guerre 14-18, grâce à la participation de plusieurs bibliothèques européennes,
  • Europeana Newspapers, qui regroupe une collection de journaux de la grande presse européenne,
  • Europeana Regia, qui réunit une collection de manuscrits du Moyen-Age et de la Renaissance. Pour ce projet, la KBR a numérisé 30 manuscrits carolingiens,
  • Europeana Fashion, qui s’intéresse à l’histoire de la mode et du costume,
  • Sur le plan fédéral, Digit 03 qui est un plan de développement de la numérisation et de l’échange des données au sein du gouvernement belge

La KBR travaille en collaboration avec plusieurs institutions : les musées, les archives, les bibliothèques universitaires belges et les bibliothèques nationales de divers pays européens.

Voici les photos des appareils permettant la numérisation :


Numérisation et photographie des documents



Scanner de microfilms


Scanner pour les documents grands formats